Selon l’article 1 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, « (…) un enfant s'entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable ».
Selon cette même convention, les violences sexuelles à l’encontre des enfants constituent des violations de leurs droits, ainsi « (…) les Etats parties s’engagent à protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitation sexuelle et de violence sexuelle (…) » (article 34).
Bien que la ratification de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant fût quasi universelle, l’exploitation sexuelle des enfants (ESE) demeure une réalité au niveau mondial. Ainsi elle n’épargne pas Madagascar, signataire de la convention en 1990.
Les jeunes filles sont les plus concernées par l’exploitation sexuelle des enfants. Néanmoins, de nombreux garçons sont également touchés. Cela reste plus difficile à identifier car il y a peu d’études à ce sujet et car l’homosexualité est encore mal perçue. Ainsi il est plus difficile pour les garçons de se confier.
Les auteurs d’exploitation sexuelle sur un enfant sont, contrairement à ce que l’on peut penser, des « Mr et Mme tout le monde ». Souvent, dans les cas d’abus sexuel, il s’agit d’une personne connue par l’enfant.
De manière générale, l’exploitation sexuelle des enfants est un sujet d’autant plus délicat à Madagascar que l’évocation de la sexualité fait l’objet de nombreux tabous.
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